L'AUTEUR
Geneviève BRISAC
Une oeuvre
Son premier roman, Les Filles, est paru en 1987 chez Gallimard, Petite est paru en 1994 aux Éditions de l’Olivier. Week-end de chasse à la mère a obtenu le prix Fémina en 1996. Six romans (dont Les soeurs Délicata, 2004) et un recueil de nouvelles, Pour qui vous prenez-vous ? (2001).
Elle est également l’auteur de trois essais, dont La Marche du Cavalier (2002), consacré aux femmes et à la création littéraire, et V.W. ou le mélange des genres (2004), un essai sur Virginia Woolf, écrit avec Agnès Desarthe. Son dernier roman paru en 2007 s’intitule 52 ou la seconde vie.
Un parcours
Geneviève Brisac est née à Paris. Normalienne et agrégée de lettres, elle a enseigné le français en Seine-Saint-Denis. Elle a été responsable d’une revue destinée aux bibliothécaires, critique au Monde des livres, éditrice chez Gallimard et a animé une émission littéraire sur France Culture intitulée En vivant, en écrivant.
Elle est actuellement éditrice à l’École des Loisirs où elle publie également des livres pour enfants. Son dernier est Le grand livre d’Olga.
Site officiel : http://www.genevievebrisac.com
LE METTEUR EN SCENE
Damien BRICOTEAUX
Il fait ses premières mises en scènes en 1996 au Théâtre de l’OEuvre pour le jeune public avec Les Contes de la Folie-Méricourt qu’il adapte du recueil de Pierre Gripari et Il était une fois, adapté des Contes de la rue Broca du même auteur.
Dans le même temps, il rencontre Hélène Vincent et l’assistera sur trois spectacles : La Nuit des Rois de William Shakespeare au Théâtre de la Ville, Voix secrètes de Joe Penhall au Théâtre de l’Est Parisien et Monsieur Malaussène de Daniel Pennac.
Il continue son travail pour le jeune public en créant Pas Sages ! d’Yves Prunier au Théâtre de la Plaine en 2000.
Parallèlement, il explore l’univers de la farce en montant Les Coguls, spectacle de tréteaux réunissant chants polyphoniques profanes et farces populaires de la Renaissance.
Il devient également assistant de Gildas Bourdet pour deux spectacles Caton en Utique de Vivaldi à l’Opéra Comique et Le Malade Imaginaire de Molière au théâtre de l’Ouest Parisien.
Avec Charles Limouse qui dirige l’Orchestre Sud-Essonne, il met en scène Didon et Enée de Purcell au théâtre d’Etampes en 2005.
Il rencontre Diastème en 2004, et l’assiste sur la création de ses deux dernières pièces 107 Ans et La Tour de Pise, ainsi que sur la mise en scène des Justes de Camus au festival d’Avignon 2008 au Théâtre du Chêne Noir. Diastème lui confie également la coordination artistique des spectacles de son premier long-métrage Le Bruit des gens autour. En 2008, il met en scène La Nuit du Thermomètre de Diastème au Petit Hébertot.
Je voulais aussi rester sur ce fil tendu par l’auteur entre la réalité et le rêve, l’histoire et le conte, la poésie et l’humour. C’est de cet équilibre fragile que naît l’émotion.
De plus, Je vois des choses que vous ne voyez pas, est une véritable déclaration d’amour au théâtre et au spectacle vivant. Comment, en tant qu’artiste, ne pas y être sensible. « L’art peut changer le monde », « le théâtre peut nous sauver » souffle l’auteur. Certains diront qu’on énonce là des vérités premières. Je pense, moi, qu’elles sont essentielles et bonnes à dire, surtout à des enfants.
Geneviève Brisac aborde aussi des thèmes plus douloureux comme le mal être adolescent. Comme à son habitude, son regard est subtil, sensible et sait malgré tout rester léger. Nous voyageons avec Belle, le personnage principal, à travers les méandres de la dépression et de l’anorexie. Mais tous les personnages qui l’entourent, par leurs travers et leurs excès, amènent une distance nécessaire.
Je ne peux conclure sans dire un mot des quatre formidables comédiens de ce spectacle. Ils portent en eux la fraîcheur, l’invention et la sincérité nécessaires à cette entreprise. Je me suis nourri de leur énergie communicative et de leur enthousiasme. Je sais que le public y sera sensible et que la jubilation partagée lors des répétitions se communiquera à la salle.
Que le spectacle commence.... (j’ai hâte!)
NOTE D’INTENTION
Quand la compagnie du Miaou m’a proposé de mettre en scène « Je vois des choses que vous ne voyez pas », je n’ai pas hésité longtemps. J’avais déjà eu l’occasion de mettre en scène des spectacles pour la jeunesse il y a une dizaine d’années. Je savais donc que ce travail nécessite une exigence particulière, que ce soit au niveau du texte ou de la direction d’acteurs.
La pièce de Geneviève Brisac ne tombe jamais dans la facilité, elle mise sur l’intelligence et le sens poétique des jeunes spectateurs. Son langage est riche et nous sommes face à une matière qui permet de multiples inventions. Pour un metteur en scène, faire exister une quinzaine de personnages et presqu’autant de décors, est un challenge excitant à relever.